L’histoire tragique Vincent Lambert

Qui est vraiment celui dont le nom est devenu le symbole de la fin de vie ? Celui dont le corps et l’esprit ne répondent plus et dont la famille se déchire depuis dix ans ?

La porte se referme. En cet après-midi du 29 septembre 2008, Vincent Lambert, 32 ans, infirmier en psychiatrie, vient de faire une petite sieste. Il a embrassé sa fille de 2 mois, a lancé « je t’aime » à sa femme Rachel. C’est l’heure de prendre la route du travail. Le terrible accident, l’hospitalisation, le corps qui ne répond plus… Ici s’achève sa vie d’avant.

Très vite, Vincent devient « l’affaire Lambert ». Et le débat, qui déchire la famille, s’enlise encore dix ans plus tard : faut-il poursuivre les soins de ce tétraplégique, en état végétatif irréversible ? Alors que les médecins venaient d’arrêter son hydratation et son alimentation, la Cour d’appel de Paris a ordonné leur reprise, tard dans la soirée de lundi. Un nouveau coup de théâtre retentissant suivi, avec émotion, par la population.

Une enfance compliquée

Car derrière le « cas », il y a l’homme. Et ce nom, symbole de la fin de vie, qui n’a pas toujours été le sien. Vincent est né Philippon. Issu d’une liaison, il est d’abord élevé par le premier époux de sa mère Viviane. Il sera reconnu à 6 ans par son père biologique Pierre Lambert, une fois la relation clandestine transformée en mariage.

Le clan recomposé de Châteauroux (Indre) compte, en tout, neuf enfants. Une situation atypique pour cette famille catholique, pratiquante, intégriste, pour certains de ses membres. Un environnement « traditionaliste, où la morale étouffe, une enfance qu’il décrit compliquée », confiera-t-il plus tard à sa femme Rachel, comme elle le raconte dans son livre*. « Après les repas de famille tendus, on avait besoin de s’isoler, lui et moi, pour prendre du recul », se souvient François, le neveu de Vincent.

Les années s’écoulent. Pensionnat, adolescence timide, études médicales… « Sa délicatesse, sa diligence l’amène en tant qu’élève infirmier à faire son (…)

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C’est une histoire tragique et sordide. Si vous avez coupé les ponts avec vos parents ou que votre famille se déchire (comme Vincent Lambert), je vous invite à faire connaître vos volontés de fin de vie, par écrit pour ne pas finir comme le cas de Vincent Lambert.

Formulaire disponible sur le site du ministère de la santé et à télécharger. Lien ici où vous pouvez télécharger le formulaire : https://www.sudouest.fr/2019/05/21/affaire-lambert-un-simple-formulaire-pour-qu-on-respecte-votre-volonte-en-fin-de-vie-6106792-10655.php

A lire le livre de Rachel Lambert (sa femme) : Vincent, parce que je l’aime, je veux le laisser partir (livre Amazon)

Cette histoire me touche énormément et fait écho en moi, car ma soeur est décédée d’un accident qui l’a plongée dans un état de mort cérébrale. On a décidé de la laisser partir en paix

5 Comments

  1. marie des vignes

    Bonsoir, c’est vraiment une histoire tragique, pauvre garçon, comme c’est difficile de prendre des décisions, le mieux est que nos volontés soient écrites ainsi il y aurait moins de litiges, moins dajout du drame au drame. Bisous et bonne soirée MTH

  2. anna

    Une histoire tragique des deux côtés. Perdre son fils et perdre ses autres enfants et petits-enfants en se coupant d’eux. J’ai entendu le neveu ( ou cousin, je ne sais plus ) de Vincent Lambert qui était ‘ Pour ‘ le laisser partir et qui disait ne pas s’être occupé de rédiger ses propres dernières volontés, par superstition. Cette confession me laisse encore perplexe, je ne sais pas à partir de quel moment on tire des leçons de ce que nous enseigne la vie..

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